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Hélène Morsly (réalisatrice)

Hélène Morsly (réalisatrice)
17 juillet 2019 test

Née à Toulouse, autodidacte, Hélène Morsly s’est formée par la pratique. Alors qu’elle travaille dans le domaine de l’éducation populaire, elle est contactée par un hebdomadaire et devient journaliste de presse écrite : c’est une révélation.

Lors d’une fête à Sète, en 2004, elle saisit la caméra d’un ami : c’est une autre révélation. Elle réalise son premier film, Les passeurs de joutes, en 2006. Une dizaine de documentaires suivront, notamment Les Hommes et l’étang « et si le printemps de ne revenait pas » (2011) et Il y a des théâtres qui chantent (2014) : pour Hélène, ces deux films sont liés par le temps de tournage, 2 ans, et par la relation que cela lui a permis de créer avec les gens et avec un territoire auquel elle est très attachée, entre Sète et le Comminges.

En 2015, elle réalise un film de résidence au lycée Jean Moulin de Pézenas, dans le cadre d’un projet financé par la Drac Languedoc Roussillon, Languedoc-Roussillon Cinéma et le Cirdòc-Mediatèca Occitana. Autour d’images d’archives réalisées par Michel Cans dans les années 50, Hélène Morsly réalise un « road movie languedocien » pour dire « la fin d’un monde et le début d’un autre, chaotique, incertain, dans lequel on se raccroche parfois à des branches qui menacent de tout emporter dans leur chute ».

Marquée par les « gestes documentaires » d’Agnès Varda, Nicolas Philibert et Pierre Perrault, Hélène Morsly admire chez ce dernier sa relation aux gens et aux lieux qu’il filme. Pour elle, « filmer les gens est une manière d’entrer en relation avec eux et avec un territoire ».

Le dernier documentaire de la réalisatrice, Sète, des femmes au fil de Thau, a été projeté en avant-première le samedi 15 juin au théâtre Comoedia de Sète, et diffusé sur France 3 Occitanie le 24 juin 2019.

 

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Photo : Hélène Morsly par Vincent Damourette